Les lettres i et y sont associées au son [i] mais
|
| | |
|
- combinées à d'autres voyelles elles produisent un son e ouvert ou fermé
- avec les lettres n ou m - plus éventuellement les lettres a ou e - elles servent à transcrire une voyelle nasale
- dans certains cas de figure, elles génèrent un yod
- dans d'autres cas de figure, elles génèrent les deux autres semi-voyelles.
|
|
|
|
|
|
|
 la lettre 'i' et les voyelles simples | Cette lettre est qu'elle peut être à l'origine de plusieurs voyelles simples :
- [i] quand elle est entre 2 consonnes (la rime / [rim]) ou quand elle termine un mot (poli)
- [è] ou [e] (e ouvert -transcrit par un epsilon en Alphabet Phonétique International - ou plus rarement un e fermé transcrit [e] en API) associé avec un a ou un e (la paire ou la reine)
- la nasale entendue dans fin quand elle est entre un a et un e et un m ou - plus souvent - un n final suivi par une autre consonne (le pain, le peintre, le daim, la combinaison eim se rencontre dans des noms propres comme Reims) ou bien quand elle est entre une consonne et un m ou un n suivi par une autre consonne (simple, un cintre) ou à la fin d'un mot (le vin)
|
|
 la lettre 'y' et les voyelles simples | Tout comme le i, cette lettre est qu'elle peut être à l'origine de voyelles simples :
- [i] quand elle est entre 2 consonnes (le lys / [lis], le type / [tip]), quand elle termine un mot - suivie ou non par un e muet (ferry / [feri], rallye / [rali]), dans le préfixe poly (polyglotte / [poliglot], polyacide / [poliasid]), quand elle commence un mot suivie par une consonne (ypérite / [iperit], ysopet / [izope])
- [è] ou [e] (e ouvert -transcrit par un epsilon en Alphabet Phonétique International - ou un e fermé transcrit [e] en API) associé avec un a ou un e et suivi par une consonne (le tramway ou le poney)
- les 2 voyelles [ei] dans tous les mots de la famille de pays et dans abbaye
- la nasale entendue dans fin quand elle est entre une consonne et un m ou un n suivi par une autre consonne (le symbole, lyncher), on le trouve à la fin d'un mot seulement dans le thym
|
|
 la semi-voyelle [j] (le yod) | Le yod, c'est ce son que l'Alphabet Phonétique International transcrit par [j]. On le rencontre dans des mots comme
- tutoyer ([tytwaje])
- maillot ([majo])
- plier ([plije])
- révolutionner ([revolusjone])
- travail ([travaj]
- etc.
C'est une des 3 semi-voyelles (ou semi-consonnes), dans une syllabe il est toujours associé à une voyelle.
Comme souvent en français, c'est un son qui a plusieurs transcriptions possibles mais il est toujours associé aux lettres i ou y. |
|
 le yod écrit 'ill' | Le ill à l'intérieur d'un mot se lit - presque - toujours [j] :
- une bataille ([bataj])
- une fille ([fij])
- un maillot ([majo])
- etc. (la liste est longue, ce sont environ 1400 mots)
Notez que si le ill suit immédiatement une consonne il génère 2 phonèmes le [i] et le [j] comme dans fille donné en exemple ci-dessus.
Les exceptions du langage courant sont représentées par les familles des mots tranquille, mille et ville. En classe ma petite phrase mnémotechnique est :
Gilles habite Villeneuve un petit village tranquille de trois mille habitants.
Elle permet également de signaler le cas du prénom Gilles.
Quand le mots commençant par ill, il se prononcent [il] ou [ill] - c'est un des cas où on peut prononcer la double consonne - comme dans illettré ([iletre] ou [illetre]).
Les autres exceptions sont en général des mots du langage savant (sauf la famille de désillusion). Cette prononciation en [il] ne concerne pas tant de mots que ça, ils sont énumérés ci-dessous. |  |
|
 le yod écrit avec un 'il' final | Elle concerne environ 80 mots - tous masculins (voir la fiche ci-contre) - se terminant en il après les voyelles e (prononcée è), a, eu et ou (pour le seul fenouil).
Une acrobatie orthographique permet de résoudre le problème des 5 mots
accueil bouscueil cercueil écueil recueil
la fin de ces mots se prononce comme dans écureuil et fauteuil, seulement pour pouvoir prononcer le c dur ([k]), le e et le u sont intervertis. Le problème du g qui doit rester prononcé dur ([g]) n'existe que pour le mot orgueil et est résolu de la même façon. Bien sûr cette astuce vaut également pour les mots formés à partir de ces six-là (accueillir, orgueilleux, etc.). C'est une façon compliquée de traiter deux cas particuliers de voyelles après les consonnes 'c' et 'g'.
Remarquez le foil et l'hydrofoil - mots d'origine anglaise - qui se prononcent avec un yod en [fojl].
Pour d'autres prononciations possibles du il final, vous pouvez consulter les particularités de prononciation. |
|
 le yod écrit avec un 'i' | | Comme avec le y(voir ci-dessous), 4 cas de figure. |
|
1 - Entre 1 consonne et une voyelle prononcées, le i à valeur de yod, les exemples sont nombreux :
- alliè ([alje])
- diurne ([djyrn])
- opium ([opjom])
- pied ([pje])
- racial ([rasjal])
- révolutionner ([revolytjone])
La consonne peut aussi avoir la forme qu (son [k]) comme dans boutiquier ([butikje]) ou gu (son [g]) comme dans baguier ([bagje]).
|
|
2 - entre les couples de consonnes composés avec un r ou un l (br, cr, dr, fr, gr, pr, ou phr, tr, ou thr, vr, bl, cl, fl, gl, pl, thl) et une voyelle prononcée. Le i représente alors 2 sons : un [i] suivi d'un yod ([j]).
- bibliophile ([biblijofil])
- plier ([plije])
- briard ([brijar])
- coudrier ([kudrije])
- expatrié ([ekspatrije])
|
|
3 - Entre un e fermé ([e]) et une voyelle prononcée, le i génère un yod. C'est le cas pour une vingtaine de mots.
- caféier se prononce donc [kafeje]
Il convient d'ajouter à cette liste, 3 cas uniques
le i après un y (prononcé [i]) le i après un u (prononcé ou [u]) le i après la semi-voyelle entendue dans lui
|
|
4 - Enfin le ï (i tréma) entre deux voyelles à valeur de yod.
- le maïa se prononce [maja]
|
|
 le yod écrit avec un 'y' | | Et c'est ici que les choses se compliquent, notre y va générer un yod dans 5 cas. |
|
1 - Quand le mot commence par un y (ou par hy) suivi par une voyelle. Ces 55 mots sont quasiment tous d'origine étrangère. |
|
2 - Dans un courte liste de mots anglais se terminant par oy ou ye. |
|
3 - Entre une consonne et une voyelle prononcée (sauf le cas de bl, br, cr, dr, tr ci-contre), le y se prononce [j].
Seulement dans myiase,oxyacétylénique, tachyarythmie et les mots commençant par le préfixe poly, le y ne génère pas de yod et se prononce [i] comme dans polyéthanol ([polietanol]). |
|
4 - Entre un bl, br, cr, dr, tr et une voyelle prononcée, le y se prononce [ij].
|
|
5 - Le dernier cas, entre deux voyelles prononcées, est subdivisé en 3 fiches
Je dis toujours en classe que le y après une voyelle a valeur de double i :
- voyage se prononce voi-ia-je
- pays se prononce pai-i
- abbaye se prononce a-bai-i
Dans voyage le y génère un yod parce qu'il est suivi par la voyelle [a], dans les 2 suivants (le y est suivi par une consonne ou la voyelle muette e), le yod n'est pas généré (voir les lettres i et y ci-dessus).
|
|
a - Entre un a et une voyelle prononcée le y gènère le plus souvent un e ouvert suivi du yod comme dans balayer ([balèye]).
Il peut plus rarement faire entendre un a suivi d'un yod comme dans maya ([maja]).
|
|
b - Entre un o et une voyelle prononcée, le y génère le son [wa] (le digamma, semi-voyelle notée [w] en Alphabet Phonétique International et la voyelle a : son courant en français généralement transcrit par les lettres oi comme dans la joie) suivi du yod comme dans louvoyer ([luvwaje]).
Il peut aussi de temps en temps générer le son [o] (ouvert ou fermé) comme dans cacaoyer ([kakaoje]).
|
|
c - De même dans quelques mots, le y génère un yod après les voyelles e (ouverte ou fermée), ou ([u]) et u ([y]). Dans le cas du u, la troisième semi-voyelle (celle que l'on entend dans lui associée au son [i]).
Il y a très peu d'exceptions : les mots composés avec le eye anglais et gruyère et tuya qui faire entendre le son [yj] au lieu de celui décrit précédemment (que je ne peux transcrire du fait de l'éditeur qui me permet de générer ce site mais que vous pouvez voir sur la fiche ci-dessous).
|
|
Dans tous les autres cas, le y se comporte - et se lit - comme un i (voir les lettres i et y ci-dessus).
|
|
 la semi-voyelle [w] (le digamma) | Le digamma, c'est ce son que l'Alphabet Phonétique International transcrit par [w].
Précisons aussi que, comme le son [y] est couramment appelé yod (d'après la lettre empruntée à l'hébreu et au phénicien), j'ai cherché un nom pour les 2 autres semi-voyelles. Le digamma est une autre lettre qui correspondait à l'origine exactement au son [w]. Donc, même si l'usage du terme n'est pas très fréquent, notre son est baptisé sans trop de contestations possibles.
On le rencontre dans des mots comme
- tutoyer ([tytwaje])
- louis ([lwi])
- voiture ([vwatyr])
- etc.
C'est une des 3 semi-voyelles (ou semi-consonnes), dans une syllabe il est toujours associé à une voyelle.
Comme souvent en français, c'est un son qui a plusieurs transcriptions possibles mais il est souvent associé aux lettres i ou y.
Il a aussi la particularité d'être parfois instable : louis peut se prononcer [lwi] ou, en 2 syllabes lou-is ([lui]) autrement dit le digamma peut facilement disparaitre. |
|
 le digamma écrit avec un 'i' | Plusieurs cas :
- [wa] précédée par la lettte o (la voisine / [vwazin]), c'est le cas de loin le plus fréquent
| |
|
 - [wi] associée avec les lettres ou - qui produisent le son [u] quand elles sont seules (le louis / -[lwi]) et dans les 6 mots quick ([kwik]), quid ([kwid]), quinto ([kwinto]), esquire ([èskwajœr]), shampouiner et shampouineur
|
|
 - le son final entendu dans babouin et loin. Notez que les combinaisons ouin et oin génèrent les mêmes phonèmes : la semi-voyelle [w] suivie de la nasale in
|
|
 le digamma écrit avec un 'y' | | Uniquement dans le cas 5 - b du yod, déjà évoqué ci-dessus, écrit avec un oy suivi d'une voyelle prononcée quand nous générons le son [waj] (comme dans aloyau / [alwajo]) |
|
 la semi-voyelle "ui" | La troisième semi-voyelle, c'est ce son que l'Alphabet Phonétique International transcrit par un h qui aurait fait un tour à 180° sur la gauche (voir la fiche ci-dessous, l'éditeur ne me permet pas de vous faire voir directement ce symbole API). Comme un digamma avec une pointe de son [y] plus que de [u]
|
|
 écrite avec un 'i' | Elle peut précéder 2 sons :
- le son final entendu dans lui quand elle suit la lettre u (le bruit, traduire, etc.)
|
|
 - rarement dans les mots du langage courant (le mois de juin et les verbes chuinter et suinter ainsi que dans les mots dérivés) : la semi-voyelle évoquée précédemment suivie de la nasale in. On rencontre cette combinaison relativement plus souvent dans des noms propres (Le Bec-Helluin)
|
|
 écrite avec un 'y' | | C'est uniquement dans le cas de figure évoqué au paragraphe 5 - c du yod généré avec un y quand ce y est entre la voyelle [u] et une voyelle prononcée comme dans fuyard ( [fyjar]). |
|
|
|
|
|