 remerciements | Merci à monsieur Jean Tillie qui a bien voulu consacrer du temps à composer une liste - que nous espérons significative - des mots trémaïsés. L'inventaire a quasiment doublé grâce à lui. |
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| Ces deux points placés sur les lettres i, u ou e (sur le a et le o, l'usage est anecdotique, cf. dernier paragraphe) servent à préciser que ces lettres produisent le son qui leur est associé. C'est utile pour le i et le u quand ils sont à la fin d'une des séquences de lettres suivantes qui par convention produisent un seul son - vocalique ou semi-vocalique pour les 5 premiers, consonantique pour le dernier : |
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il faut ajouter également le cas de la séquence geu.
C'est ainsi que la conjonction de coordination mais ([me]) se prononce différemment du maïs ([mais]).
Précisons encore que les graphies fournies tiennent compte de la réforme de l'orthographe de 1990. L'ancienne orthographe compliquait encore plus la lecture. Les mots fournis n'incluent ni noms de lieux ni noms de personnes qui sont trop sujets à des prononciations particulières. |
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 associé à la lettre 'e' | Pour la lettre e, le tréma n'a plus d'autre justification que la tradition.
On le rencontre dans les séquences ae et oe qui produisent 2 sons distincts a ou o suivi d'un e ouvert ou fermé ou bien une semi-voyelle comme dans moelle ([mwal]).
On ne recense dans le Petit Robert que 6 exceptions, toutes d'origine étrangère :
- baeckeofe (alsacien, produit le son è)
- Dies irae (latin, produit le son é)
- grœnendael (flamand, produit le son a)
- maelstrom (norvégien, plus souvent - et logiquement - orthographié malstrom)
- reggae (anglais de la Jamaïque, produit le son é)
- foehn (allemand, produit le son eu fermé come dans peu)
Il faut y ajouter les lettres 'œ' et 'æ' mais ces caractères correspondent à une seule lettre.
Donc dans tous les cas le tréma sur le e pourrait être remplacé par un è ou un é. |
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 associé à la lettre 'i' | | Suivi d'une voyelle, il produit un yod ([yod]), suivi d'une consonne (dans la majorité des cas, le son [i]). |
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D'abord les termes où il produit un yod (les 3 premières colonnes).
La quatrième colonne donne les verbes ou le ï se prononce [i]. |
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La prononciation [i] est la plus fréquente, en grande partie du fait de la centaine de mots construits avec les finales aïse, aïne, aïque, oïde, oïdien, oïdal, etc. L'angoisse et l'égoïsme se prononcent respectivement [ãgwas] et [egoism]. |
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 associé à la lettre 'u' | Il ne se rencontre qu'associé avec la lettre g (à l'exception de capharnaüm dont les deux dernières lettres se prononcent comme aquarium et curriculum en [om] et des mots d'origine étrangère où il est inutile pour la prononciation comme volapük).
Le cas le plus flagrant est celui du féminin des 6 adjectifs
- aigu
- ambigu
- contigu
- exigu
- subaigu
- suraigu
sans le tréma sur le u, les féminins de ces adjectifs se prononceraient comme bague ou drogue : le u entre un g et les voyelles e ou i sert uniquement à faire prononcer le g dur ([g]) et n'a pas de son propre.
Bien sûr le problème se rencontre également pour les mots de la famille de ces adjectifs, les 3 seules autres paroles concernées étant la besaigüe (ce sont deux outils, l'un de charpentier et l'autre de vitrier), la cigüe (la plante dont a tiré le poison qui a tué Socrate) et le verbe argüer qui se conjuguerait sans le tréma comme naviguer au lieu de l'être comme continuer.
Après le problème de la prononciation dure du g, vient celui de la prononciation douce devant le u (comme dans jupe) : c'est résolu en intercalant un e entre le g et le u et en mettant le tréma sur ce dernier. Le seul mot relativement courant dans ce cas est gageüre (synonyme de pari). C'est ainsi que la dernière syllabe de mangeüre se prononce comme dans je le jure.
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 associé aux lettres 'a' et 'o' | Quasiment tous ces mots ont une orthographe alternative. |
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