La conjugaison principes | | Conjuguer en français est bien plus simple qu'on ne le croit généralement. |
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| | Il suffit de comprendre comment se forment et se combinent les radicaux et les désinences en plus de connaitre les pronoms sujets car, à la différence des autres langues latines, radical et désinence ne suffisent pas toujours à indiquer la personne qui fait l'action. Si le sujet n'est pas un groupe nominal (l'enfant parle), il faut absolument un pronom personnel (je, tu, etc.), démonstratif (ça, ce) ou indéfini (rien, tous, etc.). |
| | Le radical nous informe sur : | - le sens du verbe. Le son que je transcris ici par 'jou' n'est pas porteur du même sens que celui transcrit par 'travail'. Si je joue et si vous travaillez, nos occupations sont évidemment différentes.
- parfois, le temps du verbe. Le son 'finiss' nous permet de distinguer le présent de nous finissons du futur nous finirons où le radical est 'finir'. Par contre, il ne nous permet en rien de distinguer le présent nous finissons de l'imparfait nous finissions. Et c'est là qu'intervient la désinence.
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| | La désinence nous indique : | - quelquefois, le temps du verbe. Le son 'a' nous permet de distinguer le futur dans il dira du conditionnel dans il dirait où la désinence se prononce 'è' ou 'é'. Mais ce n'est pas cette dernière qui nous permet de distinguer l'imparfait de il disait du conditionnel de il dirait.
- parfois la personne, les sons 'on' et 'é' de jouons et jouez nous font savoir si nous sommes inclus ou non dans l'action de jouer. Mais le son 'jou', à quelle personne l'associer ? Une des trois personnes du singulier (je joue, tu joues, il joue) ou la troisième personne du pluriel (ils jouent) ?
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| Le sens du verbe est donc donné le plus souvent par le seul radical (mais je suis désigne-t-il le fait d'être ou l'action de suivre ?), le temps nous est indiqué par l'association radical/désinence. Mais, encore une fois, le groupe radical/désinence ne suffit pas à identifier la personne.
Dans la langue parlée, la conjugaison complète d'un verbe - mis à part 10 verbes dont les radicaux des présents de l'indicatif et du subjonctif sont irréguliers - nécessite un maximum de 4 radicaux (ils sont très souvent seulement 2) : les 1 à 3 radicaux du présent de l'indicatif et le radical de l'infinitif qui sont à la base de tous les autres y compris celui du passé simple qui n'est plus un temps de la langue parlée.
Les désinences de la langue parlée sont au maximum 5 ou 6. |
|  remarques
Aux présents (indicatif, subjonctif, impératif), les désinences du singulier et de la troisième personne du pluriel ne se prononcent pas : elles sont dites muettes. Si vous dites j'aime, la dernière lettre utile pour la prononciation est le 'm'. Apportons immédiatement un nécessaire bémol à cette notion de "désinence muette".
La France métropolitaine peut être divisée en deux grandes zones : Sud et Nord. Dans la prononciation méridionale le signe entre crochets qui représente un e qui aurait fait un tour à 180° représente ce que l'on appelle plus ou moins justement suivant les diverses prononciations le e "muet", caduc, instable. Un autre nom circule pour désigner cet OVNI : on l'appelle le schwa. En finale dans la prononciation septentrionale, ce schwa chute complètement, la lettre mérite alors effectivement son appellation de "e muet". Dans la prononciation méridionale par contre, il subit toutes sortes de variations depuis quelque chose qui ressemble à un a jusqu'à un eu à peine esquissé.
Le tableau ci-contre pourrait laisser penser que les désinences symbolisées par s ou t sont complètement muettes et celles qui le sont par es, e et ent peuvent se réaliser en schwa. Trop simple :
- avec des verbes comme jouer et continuer dans je joue et je continue la désinence est la plupart du temps complètement muette
- avec des verbes comme courir (partir, servir, dormir, sortir), le je cours qui est une syllabe fermée peut parfaitement faire entendre un schwa final. Ces verbes et leurs familles constituent une - notable - exception : toutes les autres formes verbales dont les désinences sont transcrites par s ou t se terminent par un son vocalique comme dans le cas précédent
- dans certaines prononciations, le schwa se fait entendre après la voyelle finale quelle que soit la manière dont la désinence est transcrite.
Tout se complique donc. Si ce n'est que la convention d'écriture fonctionne pour les deux grands types de prononciation. Il faut simplement comprendre ce que recouvre la notion développée ici de "désinence muette".
La première désinence de l'imparfait est loin d'être toujours prononcée ouverte (comme dans elle) et non fermée (comme dans les) et ne se distingue pas toujours du [e] du présent ou du futur.
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|  fiches de conjugaison | Elles présentent tout d'abord la formation des 8 temps simples des conjugaisons personnelles
- le présent de l'indicatif, temps ayant de 1 à 3 radicaux et 5 verbes irréguliers.
- l'imparfait de l'indicatif, temps à 1 radical, 1 seul verbe irrégulier sans irrégularité de désinences.
- le futur de l'indicatif, temps à 1 radical, 18 familles de verbes irréguliers (c'est le temps de la langue parlée qui présente le plus d'irrégularités), sans irrégularité de désinences.
- le passé simple de l'indicatif, temps à 1 radical, 30 familles de verbes irréguliers.
- le présent du conditionnel, temps à 1 radical, pas d'irrégularités.
- le présent du subjonctif, temps à 2 radicaux, 9 verbes irréguliers.
- l'imparfait du subjonctif, temps à 1 radical, pas d'irrégularités
- le présent de l'impératif, temps ayant de 1 à 2 radicaux, 3 verbes irréguliers
Puis,
Et enfin
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